Les baisses d’activité initialement prévues pour la période estivale demeurent modérées. La tendance sur les prix s’avère plutôt bonne avec une remontée spectaculaire du prix des commerces. Notre expert immobilier Bernard Thion nous en dit plus…

L’activité maintient un bon rythme de croisière

En dehors des régions touristiques, l’activité des services de négociation a légèrement ralenti. En effet, les prévisions faites en avril-mai se sont révélées un peu optimistes. D’où une baisse sensible, dès la fin juin, des prévisions. Le marché immobilier reste toutefois particulièrement en forme, plus de 60 % de nos correspondants prévoyant le maintien de l’activité passée de leur service négociation.

Une tendance des prix globalement positive

  • Dans les grandes villes, on note un déséquilibre entre la demande de biens et les propositions de vente. La tendance générale pour le prix des logements y demeure bien orientée. 25 % de nos correspondants (contre 9 % fin avril) considèrent ainsi que les hausses de prix vont se poursuivre à court terme.
  • Dans les petites villes, ce phénomène est loin de se généraliser en dépit de conditions plus favorables sur le plan économique. 21 % des études (contre 11 % fin avril) prévoient une baisse des prix.
  • Du côté des commerces, il semble y avoir un véritable « effet Macron ». La proportion des optimistes atteint désormais 8 % (contre 0 % en avril !) et celle des pessimistes tombe à 25 % (contre 33 %).

Le conseil des notaires : “il vaut mieux être vendeur qu’acheteur ! “.

Beaucoup de notaires et négociateurs redoutent, pour la fin 2017, une remontée des taux et la mise en place des nouvelles mesures prises par le gouvernement en matière de fiscalité immobilière. La conjonction de ces deux facteurs pourrait avoir des effets particulièrement néfastes sur les prix immobiliers.

  • Au niveau des terrains, 55 % des notaires préconisent de vendre avant d’en acheter un nouveau (contre 43 % en avril).
  • Pour les logements, 69 % (contre 62 % auparavant) conseillent d’abord la vente. Comme s’il y avait urgence à profiter des bonnes dispositions du marché immobilier…

Environnement économique : “dans la zone euro, tous les clignotants sont au vert…”

La production industrielle est en plein essor et le taux de chômage est au plus bas depuis mars 2009. Cependant, l’inflation demeure très faible :  + 1,3 % par an, loin de la cible de + 2 % que s’est fixée l’institution européenne (et qu’elle n’a jamais atteint depuis le début de la crise). En conséquence, le président de la Banque Centrale Européenne a décidé de laisser inchangé son taux directeur (0 %) et de conserver jusqu’à début 2018 son programme de rachat de dettes publiques et privées au niveau de 60 milliards d’euros. Ce soutien à l’économie donne aussi les moyens à la France de retrouver les équilibres qu’elle a eu tendance à perdre à la fin de la précédente législature.

NDLR : enquête réalisée en juin auprès d’un panel de notaires-négociateurs et rédigée le 27 juillet.

 

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